Examen des systèmes de traitement et de prévention des troubles liés à la consommation de substances dans le secteur public au Kenya

Abstrait

Fond

Le fardeau des troubles liés à la consommation d’alcool ou d’autres drogues en Afrique subsaharienne devrait augmenter d’environ 130 % d’ici 2050. Malgré cela, on sait peu de choses sur les systèmes de traitement et de prévention des troubles liés à la consommation de substances dans la région.

Objectifs

L’objectif de cet examen est de décrire les systèmes publics de traitement et de prévention des troubles liés à la consommation de substances au Kenya, guidés par le modèle-cadre des systèmes de santé de l’Organisation mondiale de la santé, dans le but d’éclairer la prise de décision.

Méthodes

Nous avons examiné les documents officiels du gouvernement obtenus à partir de la recherche à la main des sites Web des organisations gouvernementales pertinentes, y compris: Ministère de la Santé, Autorité nationale pour la campagne contre l’abus d’alcool et de drogues, Parlement du Kenya, Ministère du Trésor et de la planification nationale, National Law Reporting Council, Kenya National Bureau of Statistics, le National Non-Governmental Organization (NGO) Coordination Board et les 47 gouvernements du comté. Nous avons augmenté ces recherches avec des documents officiels que les auteurs étaient au courant en raison d’être des praticiens dans le domaine. Les documents provisoires et retirés ont été exclus. Les conclusions de la recherche sont présentées comme un examen narratif.

Discussion

La Loi de 1989 sur la santé mentale, le principal cadre législatif régissant le traitement et la prévention des troubles liés à la consommation de substances, met l’accent uniquement sur les soins en établissement. Bien qu’il n’y ait que trois établissements de santé publique offrant un traitement des troubles liés à la consommation d’alcool ou d’autres drogues au Kenya, plusieurs acteurs du secteur non public participent à des activités de traitement et de prévention de l’EN. Malheureusement, la collaboration intersectorielle est limitée. Le ministère de la Santé n’a pas de budget spécifique pour le traitement et la prévention des troubles liés à la consommation de substances, tandis que l’Autorité nationale pour la campagne contre l’abus d’alcool et de drogues a un écart annuel de ressources d’environ 5 000 000 dollars. La main-d’œuvre de trouble de la toxicomanie au Kenya n’a pas été caractérisée.

Conclusion

Nous proposons cinq stratégies clés pour renforcer les systèmes de traitement et de prévention des troubles liés à la consommation de substances au Kenya, notamment : (1) Adoption du projet de loi de 2018 sur la santé mentale (amendement) (2) Intégration du traitement et de la prévention des troubles liés à la consommation de substances dans les soins de santé primaires afin d’accroître l’accès aux soins. (3) Utilisation de l’argent provenant de la taxation de l’alcool, du tabac et des paris pour accroître le financement du traitement et de la prévention des troubles liés à la consommation de substances. (4) Caractérisation de la main-d’œuvre responsable des troubles de la consommation de substances afin d’éclairer la planification. (5) Collaboration accrue entre le gouvernement et les acteurs non étatiques afin d’accroître l’accès au traitement et à la prévention du SUD.

Citation
Jaguga, F., Kwobah, E. A review of the public sector substance use disorder treatment and prevention systems in Kenya. Subst Abuse Treat Prev Policy 15, 47 (2020). https://doi.org/10.1186/s13011-020-00291-5
Publication Date
Research Language

Anglais

Country
Kenya