La boîte à outils de classe Irie : un essai randomisé en grappe d’un programme universel de prévention de la violence dans les écoles maternelles jamaïcaines

Helen Baker-Henningham, Marsha Bowers, Taja Francis, Susan Walker

Introduction : La violence est l’un des principaux problèmes de santé publique mondiaux et apporte une contribution substantielle au fardeau de la maladie au niveau mondial. Les interventions dans la petite enfance sont un élément important de la prévention primaire de la violence. La formation des jeunes enfants qui s’occupent d’enfants à des stratégies comportementales visant à réduire l’agression des enfants et à promouvoir les habiletés sociales des enfants peut 1) réduire la violence à l’égard des enfants par les personnes qui s’occupent d’eux et 2) prévenir le développement précoce de comportements antisociaux chez les enfants.

Méthodes : L’étude était un essai contrôlé randomisé à deux bras, à un seul blind et à grappes avec affectation parallèle. Les grappes étaient 76 écoles maternelles à Kingston, et tous les enseignants et les salles de classe des écoles sélectionnées ont été inclus dans l’étude (total de 229 enseignants). De plus, un échantillon aléatoire de jusqu’à 12 enfants de la classe de 4 ans a été sélectionné pour évaluer les résultats au niveau de l’enfant, ce qui donne un total de 865 enfants. L’intervention consistait à former les enseignants à la gestion du comportement en classe et à élaborer des stratégies visant à promouvoir la compétence sociale et émotionnelle des enfants. La formation a été dispensée au moyen de cinq ateliers d’une journée complète, d’un encadrement mensuel en classe pendant huit mois et de messages texte bimensuels. Les principales mesures de résultats étaient les les suivante : i) observé la violence à l’égard des enfants par les enseignants et ii) observé les niveaux d’agression des enfants. Les résultats secondaires comprenaient des observations des niveaux de comportement prosocial des enfants et de la qualité de l’environnement en classe à l’aide de la classe Pré-K, des rapports des enseignants sur leur santé mentale, de la santé mentale des enfants déclarée par l’enseignant et des tests directs du contrôle inhibiteur des enfants.

Résultats : Toutes les analyses étaient intention de traiter. À l’aide d’analyses hiérarchiques de régression multiple, des avantages importants de l’intervention ont été constatés pour des observations directes de l’utilisation de la violence par les enseignants à l’égard des enfants (taille de l’effet (ES)=-0,52, p<0,0001); aucun avantage n’a été trouvé aux observations de l’agression classwide des enfants (B=-0.05, p=0.74). Des avantages significatifs ont également été constatés pour le comportement prosocial des enfants à l’échelle de la classe (ES=0,41, p=0,003), la qualité de l’environnement scolaire : soutien émotionnel (ES=0,62, p<0,0001), organisation en classe (ES=0,42, p<0.001) et le soutien pédagogique (ES=0,48, p=0,001) et au bien-être des enseignants (ES=0,22, p<0,0001) et au contrôle inhibiteur des enfants (ES=0,17, p=0,014). Aucun avantage n’a été signalé à la santé mentale des enfants déclarée par l’enseignant (ES=-0,03, p=0,85) ou aux compétences prosociales (ES=0,02, p=0,68). Toutefois, moins d’enfants dans les écoles d’intervention se trouvaient dans la fourchette clinique pour les difficultés de comportement après le test (rapport de cotes : 0,54, p=0,055).

Conclusions : Un programme de formation des enseignants à faible coût, développé pour être utilisé dans les pays à revenu faible ou intermédiaire, a considérablement réduit le recours des enseignants à la violence à l’égard des enfants.

Ce résumé a été soumis à l’assemblée annuelle 2017 de la Society for Prevention Research

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Jamaïque
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