Induction de buprénorphine à forte dose au service des urgences pour le traitement des troubles liés à la consommation d’opioïdes

abstrait

Importance : Les services d’urgence utilisent sporadiquement une stratégie d’induction de buprénorphine à forte dose pour le traitement des troubles liés à l’utilisation d’opioïdes (DUO) en réponse à la puissance croissante de l’approvisionnement en opioïdes illicites et aux retards courants dans l’accès aux soins de suivi.

Objectif : Examiner l’innocuité et la tolérabilité de l’induction de buprénorphine à forte dose (>12 mg) chez les patients atteints d’OUD se présentant à un ED.

Conception, réglage et participants : Dans ce cas, les données ont été extraites manuellement des dossiers de santé électroniques pour tous les patients atteints d’UNEO traités par buprénorphine dans un seul hôpital urbain à réseau de sécurité à Oakland, en Californie, pour l’année civile 2018. L’analyse des données a été effectuée d’avril 2020 à mars 2021.

Interventions : Les médecins de l’ED et les praticiens de pratique avancée ont été formés sur un protocole sublingual d’induction de buprénorphine de haut-dose, qui a été alors médicalement mis en application.

Principaux résultats et mesures : Signes vitaux; utilisation d’oxygène d’appoint; la présence d’un sevrage précipité, d’une sédation et d’une dépression respiratoire; événements indésirables; la durée du séjour; et l’hospitalisation pendant et 24 heures après la visite à l’ED ont été signalées selon la dose totale de buprénorphine sublinguale (gamme, 2 à >28 mg).

Résultats : Parmi un total de 391 patients uniques (âge médian [gamme interquartile], 36 [29-48] ans), représentant 579 rencontres, 267 (68,3%) étaient des hommes et 170 étaient (43,5 %) noir. L’itinérance (88 patients [22,5 %]) et les troubles psychiatriques (161 patients [41,2 %]) étaient courants. Une dose élevée de buprénorphine sublinguale (mg >12) a été administrée par 54 cliniciens uniques pendant 366 (63,2 %) les rencontres, y compris 138 doses (23,8 %) supérieur ou égal à 28 mg. Aucun cas de dépression respiratoire ou de sédation n’a été signalé. Les 5 (0,8 %) les cas de sevrage précipité n’avaient aucune association avec la dose; 4 cas se sont produits après des doses de mg 8 de buprenorphine. Trois événements indésirables graves non liés à la buprénorphine ont été identifiés. Les nausées ou vomissements étaient rares (2 à 6 % des cas). La durée médiane (intervalle interquartile) du séjour était de 2,4 (1,6 à 3,75) heures.

Conclusions et pertinence : Ces résultats suggèrent que l’induction de buprénorphine de haut-dose, adoptée par des cliniciens multiples dans un ED urbain de simple-emplacement, ait été sûre et bien tolérée dans les patients avec OUD non traité. D’autres enquêtes prospectives menées dans plusieurs sites amélioreraient ces résultats.

Citation
Herring AA, Vosooghi AA, Luftig J, et al. High-Dose Buprenorphine Induction in the Emergency Department for Treatment of Opioid Use Disorder. JAMA Netw Open. 2021;4(7):e2117128. doi:10.1001/jamanetworkopen.2021.17128
Publication Date
Research Language

Anglais

Country
États-Unis